7. Des activités de presse variées et allégées


Les médias s’incrustent sur les lieux de l’événement, harcèlent votre porte-parole, font le siège de votre ligne médiatique? C’est là, souvent, le signe que vos communications ne les satisfont pas. Relevez leurs préoccupations et répondez-y. Ne les laissez pas pour autant dicter vos lignes de communication.

    • Proposez-leur des séances de prises d’images sur les lieux du sinistre une fois ceux-ci sécurisés, avec les précautions d’usage (ne les introduisez pas, par contre, dans votre centre de coordination bruyant et empli d’informations confidentielles, ou dans des lieux d’accueil destinés aux personnes sinistrées);
    • Partagez-leur des données qui pourront les intéresser, évoquez des faits dignes de mention : telle équipe d’intervenants bien inspirée, des citoyens qui s’organisent, une aide inattendue venue de loin, cet équipement qui a répondu aux attentes…;
    • Évitez par contre d’aborder des sujets de controverse, prisés des médias, mais qui ne se régleront pas devant des caméras.

Lorsque la situation sur le terrain se résorbe et que l’information se tarit, baissez le rythme! Réduisez la fréquence des points de presse et allégez votre dispositif de communication. Votre personnel impliqué dans ces activités, comme les journalistes et les techniciens fatigués et désireux de passer à autre chose, vous en sauront gré.

En diminuant progressivement vos activités de presse, vous donnez un signal. Cela vous revient. Les médias internationaux, puis nationaux, se détourneront (d’autant plus facilement que l’actualité, ailleurs, le commande). Demeurent actifs les médias régionaux, proches de la communauté et que vous connaissez bien, avec qui vous pourrez travailler de façon plus habituelle.


La nécessité de mettre fin

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Il n’y a aucun avantage à maintenir artificiellement l’intérêt médiatique en multipliant des activités de presse sans fondements suffisants, par peur de donner à défaut l’impression de relâcher vos efforts, ou pour des raisons d’image, par exemple. Les journalistes ne sont pas dupes et la pratique multiplie les occasions de dérive : des détails deviennent des problèmes, des actions suspectes… Retenus sur place, les médias peuvent importuner les citoyens désireux de tourner la page, de faire leur deuil, de retrouver la tranquillité du passé. Dans les événements tragiques en particulier, la dimension spirituelle – vécue au cœur de la communauté – ne peut être négligée. Cette dimension s’accommode mal de l’intrusion médiatique.

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