Le patrimoine culturel
De nombreux projets artistiques ont reflété l’évolution de la société québécoise à travers son quotidien, ses traditions familiales et religieuses et son exode vers la ville. Ses réalités sociales actuelles (modernisation, immigration, consommation, rôle des femmes, etc.) continuent d’influencer nos créateurs. La culture permet donc non seulement d’illustrer les distinctions de la réalité québécoise, mais aussi d’enrichir sa mémoire collective. L’État québécois classifie d’ailleurs ses biens (meubles, immobilier, lieux publics, plaques commémoratives, etc.) qui doivent être préservés en tant que biens patrimoniaux.
Jusqu’aux années 60 où le mouvement de laïcisation a commencé, le catholicisme était présent dans toutes les sphères de la société québécoise (administration publique, éducation, santé, etc.). La culture du Québec porte la marque de la tradition judéo-chrétienne. Certains lieux de pèlerinage, églises, orgues, statues et musées religieux sont d’ailleurs soigneusement préservés, en plus de bénéficier d’une protection privilégiée grâce à la Loi sur le patrimoine culturel.
Le Fonds du patrimoine culturel québécois, voué à la préservation et la diffusion d’éléments historiques, compte cinq volets distincts :
- les biens protégés par le gouvernement du Québec;
- les bâtiments et sites dont l’intérêt patrimonial est significatif;
- les œuvres d’art intégrées à l’architecture et à l’environnement;
- les expositions permanentes des institutions muséales;
- la réalisation d'études, d'activités de diffusion, de sensibilisation, d'inventaires et de mise en valeur du patrimoine culturel.
Enfin, le Centre de conservation du Québec a pour but de restaurer et de revaloriser le patrimoine mobilier québécois. Son action vise ainsi à rendre accessible aux générations actuelles et futures les vestiges de l’histoire culturelle de la province.
Sources